LE SPÉLÉO-CLUB DE PARIS, SOIXANTE ANS AU SERVICE DE LA SPÉLÉOLOGIE Extrait de Grottes & Gouffres, n°140, juin 1996, par Jacques CHABERT Cet historique reprend et actualise un premier travail publié dans les actes du Symposium de la spéléologie qui s'est tenu à Millau les 1er et 2 juillet 1988 dans le cadre du Centenaire de la spéléologie française. Au cours de ce survol hâtif de nombreux spéléologues seront évoqués ; bien d'autres ne pourront pas être cités faute de place dans cette ébauche d'une histoire trop riche pour être contenue en quelques pages. Les activités souterraines des personnes qui créèrent le Spéléo-club alpin de Paris commencèrent bien avant sa fondation proprement dite. Ce n'est qu'au cours de l'année 1935 que naquit l'idée de constituer un groupe spéléologique au sein de la section de Paris du Club alpin français (voir l'article de Philippe Morverand « Le Spéléo-club de Paris aura 60 ans... » dans le n°136, juin 1995, de Grottes & Gouffres). Le ler janvier 1936 fut retenu comme date officielle de création, mais l'association fonctionnait déjà avant cette date. Le Spéléo-club de Paris comprenait alors vingt-quatre membres, parmi lesquels on trouve les noms de Raymond Gaché, Jean Deudon, Jean Susse, Marcel Ichac, Henry Pierre Guérin et Maud Guérin, sœur de Jacques Ertaud, Bernard Gèze, Gustave Boissière, Guy de Lavaur, Félix Trombe... Si la création du Spéléo-club de Paris — à laquelle doit être également associé Pierre Chevalier — remonte à l'année du Front Populaire, ce n'est certes pas dans ce courant de pensée qu'il faut en chercher l'origine. Cette fondation s'inscrit davantage dans la tradition de cette bourgeoisie éclairée — ce qui est la moindre des choses pour des spéléologues ! — qui s'était lancée depuis quelques décennies à la conquête des Alpes et s'était couverte de gloire sur toutes les montagnes du monde. Certains de ces alpinistes, en mal de nouveauté, s'ouvrirent soudain à un champ de découvertes inédit, le monde souterrain. Jean Deudon illustre bien cette filiation. Membre du Groupe de haute montagne (le célèbre GHM) des l'âge de dix-huit ans et varappeur hors pair, il prit part notamment à la première expédition française en Himalaya, celle que dirigea Henry de Ségogne au Karakoram (Hidden Peak) en 1936. La composition sociale du club a sensiblement évolué au fil des ans. Il est certain que les relations entre les membres ont longtemps reflété les comportements sociaux en usage dans les milieux bourgeois de l'époque et, sans atteindre les excès que seule une personnalité comme celle de Robert de Joly pouvait faire admettre, le Spéléo-club de Paris n'a pas échappé aux attraits d'un certain élitisme. Un ancien de notre club se rappelle fort bien la distance qui, dans les années 1950, était encore maintenue entre les jeunes frais émoulus et les grands seigneurs chevronnés, blanchis sous le harnois. Ces pratiques se sont peu à peu estompées. Il subsiste néanmoins un fort goût de la tradition, même s'il s'exprime sur d'autres modes. Avant la Seconde Guerre mondiale les prospections se concentrent sur les massifs montagneux français, en grande part dans les Alpes, Dévoluy, Chartreuse et Vercors où Raymond Gaché, d'origine grenobloise, explore en compagnie de Pierre Chevalier et d'André Bourgin le scialet de la Combe de Fer ( l83 mètres en 1935). Dans les Pyrénées, c'est dès 1930 que Félix Trombe, avec ses frères et Gabriel Dubuc, mène des recherches fructueuses sur le massif de Paloumère, notamment dans le réseau Burtetch-Riusec, à deux pas du futur réseau Trombe. Pendant la guerre, l'activité se ralentit sans devenir nulle pour autant. Par exemple, sous le parrainage de Louis Balsan, Max Couderc, qui deviendra président du club de 1961 à 1965, reconnaît en compagnie de sa femme de nombreux gouffres des Grands Causses. Sitôt après la guerre, c'est la Henne-Morte qui constitua la grande affaire du Spéléo-club de Paris. Félix Trombe fut le catalyseur des énergies et l'organisateur des campagnes qui furent menées dans ce gouffre pyrénéen fascinant et qui s'achevèrent par la grande expédition de 1947. Les historiens disposent du livre de Trombe Le Mystère de la Henne-Morte qui retrace les événements ayant marqué cette entreprise mémorable. L'ouvrage, publié aux éditions Susse, servit à renflouer les caisses du club mises à mal par l'ampleur de l'opération. La grotte de Pèneblanque dans ce même massif d'Arbas en Haute-Garonne constituera également un objectif prioritaire dès 1952. Le siphon de 355 à la base des fameux «puits arrosés» sera atteint en 1963. Dans les années 1950, il faut retenir les premières reconnaissances et explorations sur le massif du Marguareis avec Jean Deudon, Jean-Claude Pelon, Jean Noir, Jacques Rouire, Max Couderc, Philippe Clément, entre autres. Ces efforts aboutiront à l'exploration du gouffre Gaché par les Expéditions spéléologiques françaises et par la jonction entre la grotte de Piaggia-Bella et le gouffre de Caracas, cavité qui doit son nom à la présence au sein de l'équipe parisienne du Vénézuélien Eugenio de Bellard Pietri. A partir de 1957, la suite des faits devient plus facile à reconstituer dans la mesure où le Spéléo-club de Paris, sous la présidence de Jean Deudon, décide enfin, après plus de vingt ans d'existence, de se doter d'un bulletin. Il est à remarquer que c'est la nécessité de répondre par un échange aux publications reçues qui incita les responsables à se lancer dans ce travail de rédaction et d'édition. Ce bulletin prend d'abord le nom de Spéléo-Club de Paris et paraît mensuellement sous l'impulsion de Gaby Vila et de Jean Deudon. A partir du numéro 15, il s'appellera désormais Grottes & Gouffres, en reprenant le titre de la revue à vocation nationale dont Jean Susse avait réussi à sortir trois numéros en 1948. Le Spéléo-club de Paris prit également une part très active à l'épopée de Padirac dont l'exploration, après celles de Martel, fut reprise des 1937 par Guy de Lavaur. En 1948 et 1951 il dirige des expéditions dans lesquelles Jean Deudon assume le rôle de chef de l'équipe de pointe. Mais c'est en 1962 qu'un grand bond en avant devait être effectué. Après cinq jours de crapahut homérique, les onze hommes de pointe, sous la direction de Max Couderc, atteignent l'extrémité de la galerie amont à 9200 mètres de l'entrée. Le développement de la cavité dépasse les 10 km. Max Couderc applique en 1964 des méthodes d'exploration légère à la Pierre Saint-Martin où, à la tête d'une équipe de Parisiens, il prolonge l'amont de la rivière, découvrant la salle Susse. C'est en novembre 1966 qu'eut lieu (en 55 heures sans dormir !) la première traversée Tête Sauvage La Verna, grande course devenue depuis une classique du genre. Pour la spéléologie française d'exploration, les années 1970 seront avant tout celles des grandes verticales. Chez nous c'est le nom de Jean-Pierre Combredet qui vient d'abord à l'esprit. Dès 1971 dans la résurgence d'Anteich, alias Bordes de Crues, il fait ses premiers essais de remontée sur bloqueurs dans cette difficile rivière souterraine de la Haute-Ariège, une Cigalère bis. Puis, l'année suivante, la validité de cette fameuse technique alpine est spectaculairement mise en évidence par la descente du « puits des pirates » du gouffre d'Aphanizé (Pyrénées-Atlantiques) avec son extraordinaire verticale souterraine de 328 mètres, la deuxième dans le monde à l'époque et toujours la première en France. Notons également au palmarès de Jean-Pierre Combredet les 172 mètres du gouffre de l'Osque (massif de la Pierre Saint-Martin), les 167 mètres du gouffre de Mont Caup (Hautes-Pyrénées), les 178 mètres du volumineux puits du Mortero dans les monts Cantabriques et, lors d'une fructueuse campagne au Mexique, la première descente française des 370 mètres du célèbre sotano del Barro (« El Sotano »). A partir de 1984, Philippe Morverand, qui deviendra président du club de 1989 à 1992, s'intéresse à de grandes cavités des monts Cantabriques (Espagne) délaissées par les premiers explorateurs et y ajoute de nombreux kilomètres de premières. Il jette d'abord son dévolu sur le réseau Cueto-Coventosa, dans le val d'Asón, cavité célèbre par son puits vertical de 302 mètres qu'avait vaincu Bruno Dressler grâce à son treuil. Après huit ans de recherches opiniâtres, huit kilomètres seront ajoutés au système qui en totalise trente-deux. Il s'attaque ensuite à une autre cavité classique de cette région des Cantabriques, la Cueva Fresca, où cinq ans d'explorations lui permettent de doubler la longueur du réseau qui dépasse les vingt cinq kilomètres. Dans cette même zone, le Spéléo-club de Paris, toujours sous la houlette de Philippe Morverand, reprend en 1994 l'exploration d'un gouffre classique, le sumidero de Cellagua. Là encore est découvert un nouveau réseau à l'existence insoupçonnée qui relance l'idée d'une jonction possible avec le Mortero d'Astrana. Dans cette dernière cavité, le Spéléo-club de Paris avait, en 1963, descendu en première le grand puits sur 120m. De 1976 à 1979 Jean-Pierre Combredet y avait organisé plusieurs expéditions qui avaient permis de réaliser la jonction avec des entrées supérieures et d'approfondir la cavité jusqu'à sa profondeur actuelle de 552m. Fin 1994, lors d'une expédition dans la zone de Cellagua-Garma Ciega, José Leroy découvre une première entrée au réseau de Mazo Chico (baptisé sima José par ses compagnons d'exploration). La cavité se dirige elle aussi vers le Mortero d'Astrana dont les galeries ne sont plus maintenant qu'à quelques centaines de mètres, pour une profondeur actuelle de 680m. Mais seules les périodes d'étiage prolongé permettront de poursuivre l'exploration du Mazo Chico, gouffre que la moindre crue transforme en un piège mortel. Plus à l'ouest, le massif des Picos de Europa dresse ses sommets calcaires dénudés dans un paysage lunaire où l'eau est rare. Les rudes conditions de séjour, les longues marches d'approche, usent rapidement les équipes qui y attaquent les gouffres à la verticalité extrême. Après plusieurs campagnes menées de 1989 à 1993 sur la zone de Vegahuerta, dans le massif occidental de Cornion, négligée par les précédents explorateurs, le Spéléo-club de Paris, toujours avec Philippe Morverand, atteint la cote 727 dans la sima de Cotalbin. Parmi les nombreux membres du Spéléo-club de Paris qui suivront Philippe Morverand dans ses explorations espagnoles, certains occupent une place à part : le spéléologue belge Étienne Hoenraet, spécialiste des canyons, qui en 1995 plonge le siphon terminal du réseau Tasque-Krakoukas (Accous, Pyrénées-Atlantiques) à 807m, et qui prend une part très active dans l'exploration du Mazo Chico ; et Jean-Yves Bigot qui, avec le Spéléo-club de la Seine, avait exploré le sistema del Trave, dans le massif central des Picos de Europa ( 1441m), et qui participe activement aux recherches scientifiques menées notamment à la Cueva Fresca. Car ces explorations fructueuses se doubleront de recherches à caractère scientifique, d'observations débouchant sur des hypothèses de creusement, d'études des galets, etc. Philippe Morverand s'intéresse également aux gouffres alpins, en Autriche où il explore le Kolkbläser-Monsterhöhle, dans les Préalpes de Salzbourg, avec le groupe d'Aix-la-Chapelle, puis, en Suisse, des cavités d'altitude situées entre 2500 et 2900 mètres, en contrebas du glacier du Wildhorn sur le lapiaz du Thénéhet. Depuis 1990, Jean-François Pozo, puis Fabrice Garagnani, avec l'aide d'une petite équipe soudée, ont investi un nouveau champ de recherches, les cavités sous-glaciaires. Après avoir exploré les « moulins » de la mer de Glace et ceux du glacier des Bossons, ils ont depuis centré leur intérêt sur le glacier du Gorner, dans la région de Zermatt (Suisse). Certains limitent leurs investigations à des zones ou à des cavités précises, Jean Mauvisseau à Niaux-Lombrives, Pierre Conrau en Ariège, Daniel Salgues dans le Lot, département dont Jean Taisne devient le spécialiste incontesté avec la publication en 1995 d'une Contribution à l'inventaire spéléologique du Lot et d'une Bibliographie spéléologique du Lot. De nos jours, la spéléologie d'exploration en France est le plus souvent pratiquée par les clubs locaux (la politique d'accueil et de publication menée par l'ARSIP sur le massif de la Pierre Saint-Martin — où militent quelques anciens du club, tels que Jacques Sautereau de Chaffe et Claude Peltier — apparaît à cet égard comme une exception à cette provincialisation de la spéléologie française). Au Spéléo-club de Paris cette tendance s'est exprimée par la redécouverte de terrains longtemps négligés, les cavités de grès de la forêt de Fontainebleau que Martel avait étudiées et les carrières souterraines. C'est ainsi que Daniel Dairou, longtemps actif trésorier de la Fédération française de spéléologie, deviendra président de la Fédération pour la protection des anciennes carrières et souterrains artificiels de Paris et d'Ile-de-France (FPAC). Il y contribuera à la sauvegarde de la carrière de Port-Mahon (14ème arrondissement), menacée d'injection par la construction d'un immeuble rue de la Tombe-Issoire. Si les carrières souterraines sont un lieu d'activités ludiques, telle que le repas annuel du club, tradition instituée en 1981, elles ont aussi donné l'occasion de véritables explorations subaquatiques menées notamment par Fabrice Jacob, plongeur spécialiste des puits et structures noyées artificielles. NOUVEAUX HORIZONS Dès la fin des années 50 le regard de certains se tourne vers d'autres horizons. Max Couderc en 1959 dirige une expédition en Sardaigne, malheureusement endeuillée par la mort du spéléologue millavois Émile Vidal. Bruno Jasse et Paul Caro en 1960, Philippe Rimbaud en 1960 et 1961 mèneront également des campagnes en Sardaigne. Les grottes de Su Bentu et du Bue Marino en furent les objectifs principaux. En 1960, l'expédition réunissant Caro, Jasse, Couderc et Peltier atteint la cote 243 dans le gouffre Pec en Yougoslavie. L'année 1957 verra le voyage de Paul Caro au Liban où il participa à l'exploration de la grotte de Jeita. Ce sera là le début d'une longue amitié avec les spéléologues libanais qui se poursuit de nos jours et qui sera marquée par les explorations en commun dans la grotte de Roueiss en 1974 avec Claude Chabert. Vers 1965 le Spéléo-club de Paris commence à s'intéresser de manière régulière aux karsts des terres lointaines. C'est en effet cette année-là que fut organisée la première expédition en Turquie d'Asie (une mission de reconnaissance avait été menée l'année précédente par Philippe Rimbaud). Elle reçut la collaboration de Temuçin Aygen et d'une nouvelle génération de spéléologues turcs issus des milieux de l'alpinisme. Alors qu'en 1966 Jacques Chabert et Jacques Meunier explorent la perte de Umajalanta à Torotoro, la plus longue grotte de Bolivie, c'est Claude Chabert qui va incarner cette ouverture tous azimuts vers l'étranger. Il est à l'origine d'une longue série de campagnes en Turquie qui l'amèneront, avec des membres du Spéléo-club de Paris, mais aussi avec le Club Martel de Nice et des Anglais, à explorer, toujours avec le concours de spéléologues turcs, les principales cavités du pays dont la rivière souterraine de Pinargözü où souffle un vent de 155 km/heure. La thèse de doctorat de Michel Bakalowicz, à présent hydrogéologue au Laboratoire souterrain de Moulis, vint apporter une caution scientifique à ces recherches spéléologiques. L'intérêt que porte Claude Chabert aux cavités et aux karsts du continent asiatique le conduira au cours des années suivantes au Liban, en Afghanistan, en Inde, en Indonésie (Bornéo, Sumba, Bali). Il a effectué également, toujours en compagnie d'un petit nombre d'amis du Spéléo-club de Paris (Dominique Lavaur, Bruno Chaumeton, Michel Le Bret...) et de spéléologues locaux, plusieurs missions au Mexique et au Brésil. Dans ce dernier pays, il explorera notamment le système de Saõ Vicente (Goias), venant à bout de son impressionnante rivière souterraine, et topographiera l'immense grotte de Janelaõ. Ses relations privilégiées avec les spéléologues brésiliens lui permettront de participer à l'exploration de la grotte de Boa Vista, au nord de l'État de Bahia, étonnante cavité remplie de poussière, dont le potentiel est estimé à plus de cent kilomètres. En 1993, sous la conduite de Bruno Delprat, le Spéléo-club de Paris organise une mission d'exploration en Chine qui réunit dix participants. L'expédition Xiangsi 93 s'est fixé pour objectif la vallée de la Piduhe, dans la province de Hunan. Une trentaine de phénomènes karstiques majeurs sont repérés et plusieurs cavités grandioses sont explorées (grottes du Vent et du Tigre Volant...). Mais la salamandre cavernicole géante — 1 m 50 de long ! — vue par Bruno Delprat lors d'une mission de reconnaissance avait disparu... Le Spéléo-club de Paris a compté dans ses rangs de nombreux membres qui, à titre individuel, sont partis aux quatre coins de la planète accomplir des « voyages spéléologiques » et en ont parfois rapporté des récits publiés ici ou là ou présentés lors de conférences dans les locaux du Club alpin. Il serait hasardeux de vouloir en dresser une liste exhaustive, tant sont nombreux ceux qui peuvent se reconnaître dans cette mouvance, mais on peut mentionner Jacques Choppy qui a ainsi visité quelque trente-cinq pays dont la Bulgarie, le Tchad (l'Ennedi), Cuba, l'Australie... ou Pierre Strinati, de Genève, membre correspondant du club depuis de longues années, qui sillonne la terre entière pour y mener des campagnes de prospection biospéologique dans les pays les plus inattendus ; il a accompli en 1977, en compagnie de Villy Aellen, ce qui fut sans doute le premier véritable tour du monde spéléologique. Parmi les « voyages spéléologiques » originaux quelque peu oubliés, rappelons ici celui de Patrick Cellerier, à notre connaissance le premier spéléologue français à s'être intéressé à la Nouvelle-Guinée, et celui de François de Frescheville qui explora les cavités volcaniques de l'île d'Amsterdam, au beau milieu de l'océan Indien. Guillaume Barbier, spéléo globe-trotter, participe en 1991 au tournage d'un film du cinéaste russe Victor Koslov dans l'abîme glacé de Svejnaja, dans les montagnes de la République d'Abkhazie, en Géorgie, avant de partir pendant plusieurs mois dans le grand Nord canadien en 1992 où il retournera en 1996. En 1994, avec ses amis québécois, il explore huit kilomètres de puits et de galeries dans la Sierra Negra, à l'extrême sud de l'Etat de Puebla, et le sistema de la Niebla (799m de dénivellation). En 1995, il réussit à participer à une expédition dans la fabuleuse grotte de Lechuguilla, « la plus belle caverne du monde », au Nouveau Mexique (plus de 160 km de développement). LA PLONGÉE SOUTERRAINE La plongée souterraine mérite un chapitre à part. C'est tout d'abord le nom de Guy de Lavaur qui s'impose, lui qui, le premier en France, utilisa de manière régulière le scaphandre autonome Cousteau-Gagnan, menant à bien une campagne de recherches systématiques dans plusieurs siphons français de 1947 à 1951. Dans son livre Toute la spéléologie il a relaté ses principales plongées, à la fontaine Saint-Georges, résurgence de Padirac, au gouffre des Vitarelles, à la fontaine des Chartreux à Cahors, à la Pescalerie... Ces incursions subaquatiques nous font rétrospectivement frémir lorsque l'on songe au matériel et aux procédures rudimentaires employées. Ce sont du reste des épisodes tragiques qu'il nous faut évoquer dans la période qui suivit. Avec tout d'abord la disparition du Dr Sylvain Buhot en 1956, à la suite d'une hydrocution, dans la résurgence de la Pescalerie et celle du Dr Yves-Henri Dufour qui mourut en 1957 lors d'une traversée de routine du siphon du goueil di Her, exutoire du réseau Trombe, qu'il avait vaincu l'année précédente. Cette mort apparaît d'autant plus injuste et incompréhensible qu'Yves-Henri Dufour fut victime du mal même dont il tentait d'élucider les causes, l'hydrocution. Ces accidents mortels entraînèrent l'arrêt de toute activité subaquatique au club pendant plus de dix ans. Elle fut reprise par Michel Méalin, mais lui aussi devait disparaître en plongée, non sous terre, mais en pleine mer, lors d'une expédition du club en Turquie, en 1969. Les entreprises menées par les frères Le Guen et leur équipe seront, elles, dès le début, couronnées de succès, que ce soit l'exploration du trou Madame dans le Lot (1979), la fosse Dionne (1979) à Tonnerre. Il serait fastidieux d'énumérer les sources et les grottes explorées par Francis Le Guen. Mentionnons, sans souci d'exhaustivité, la grotte de la Mescla dans les Alpes-Maritimes, la grotte du Bestouan à Cassis, le Creux Jannin, la Font de Chandamoy, près de Vesoul, où il découvre des vestiges de mammouth dans un ossuaire noyé. Il explore aussi des siphons plus lointains, en Grèce ou en Floride, en compagnie du grand plongeur américain qu'était Sheck Exley. En 1983 eut lieu l'expédition Nullarbor au cours de laquelle Francis et Eric purent, avec le soutien d'une équipe légère, prolonger de quelque 1500 mètres le siphon de Cocklebiddy Cave en Australie, totalisant ainsi un parcours noyé aller et retour de plus de dix kilomètres. Francis a raconté avec truculence les aventures de sa petite équipe d'aventuriers aux antipodes dans Les scaphandriers du désert, devenu un classique de la littérature spéléologique. En 1989, il se tourne vers Padirac, cet énorme réseau lotois qui constituait toujours un des grands problèmes du monde souterrain français. Tout d'abord à la fontaine Saint-Georges, l'un des exutoires du réseau, Francis plonge le premier siphon qu'avait tenté Guy de Lavaur en 1948 et qui avait été franchi en 1975 par Bertrand Léger. Dix ans plus tôt, il avait déjà prolongé le siphon qui lui fait suite, mais sans réussir à le franchir, objectif qui sera atteint entre-temps par le Suisse Cyril Brandt. C'est là une plongée qui requiert une technique parfaitement maîtrisée et un engagement total, car la longueur avoisine les 1600 mètres et la profondeur y contraint le plongeur a évoluer entre 40 et 77 pendant plusieurs centaines de mètres. Seuls les mélanges gazeux (hélium...) permettent de telles plongées qui auraient été impensables à l'époque pionnière de Guy de Lavaur. Après la sortie de ce S2, Francis explore seul environ 200m de rivière exondée. Mais c'est en amont dans la rivière souterraine elle-même, vingt sept ans après la mémorable expédition de 1962, qu'il réalise la percée la plus foudroyante. Avec le concours de spéléologues lotois, il franchit le premier siphon aval, celui qui avait arrêté les explorateurs de 1962 (mais qu'avaient déjà vaincu des Dijonnais), passe deux autres siphons vierges et explore en tout plus de 3000 mètres où alternent des galeries grandioses et des passages où la boue recouvre tout. Cet exploit individuel a relancé les explorations dans l'aval de ce grand réseau quasi-légendaire et a amené à la jonction entre la résurgence de la Finou et Padirac par un plongeur de Libourne, Bernard Gauche, en 1995. Au sein du club, plusieurs autres plongeurs suivent les traces de Francis et Eric Le Guen. L'un d'eux, Eric Segond, se fait remarquer par de belles plongées profondes à la Pierre Saint-Martin en 1983 — à l'œil d'Issaux et dans le siphon d'Arphidia aval —, mais sa carrière spéléologique s'achève brutalement, à 25 ans, alors qu'il venait d'être élu vice-président du club, dans la grotte des Cent-Fonts (Hérault) où il trouve la mort à grande profondeur le ler janvier 1984. En 1989, des plongeurs du club — Hervé Lefebvre, Fabrice Jacob et Jess Ghirardi — se rendent en Crête afin de poursuivre les recherches entamées les années précédentes dans une source profonde et délicate, l'almyros d'Heraklion. Cette même année, Hervé Lefebvre aidé de Jérôme Poirier tente une percée dans le vaste siphon amont du grand réseau des Vitarelles (Lot). Olivier Bardot, un plongeur ayant subi une longue formation en mer, entreprend d'ambitieuses plongées profondes, principalement dans les siphons du Lot. Dans le cadre de l'opération Explokarst, il plonge en 1991 à 107m dans la fontaine des Chartreux à Cahors, grâce à des mélanges gazeux. Quelques années auparavant Francis Le Guen avait atteint, dans cette même source, la cote de 99m, ce qui représente — ou dépasse plutôt — la limite maximum pour une plongée effectuée à l'air comprimé. Par ailleurs, dans un cadre et avec des moyens professionnels, Olivier Bardot travaille actuellement à la mise au point de systèmes de repérage subaquatique et à la préparation d'un appareil d'enregistrement automatique de données topographiques fonctionnant en milieu immergé. LES APPORTS DU SPÉLÉO-CLUB DE PARIS Les aspects scientifiques Le Spéléo-club de Paris ne s'est jamais désintéressé des aspects scientifiques de notre discipline. Cette tradition, suivie avec plus ou moins d'assiduité au cours des années, est née avec Félix Trombe, lui encore, qui, dès 1943, publie dans les Travaux scientifiques du Club alpin français l'inventaire des gouffres et cavernes du Haut-Comminges et « pose les éléments d'une interprétation physique et chimique du karst souterrain » (Philippe Renault). Il poursuivra par des textes sur les Pyrénées et le Quercy dans les Annales de spéléologie de 1947 à 1951 en développant des études sur l'ionisation de l'air souterrain. Ses travaux et ses explorations aboutiront à la publication du Traité de spéléologie (Payot, 1952), ouvrage ancien certes, mais encore utilisé de nos jours. L'intérêt porté à la chose scientifique s'est manifesté dans les années 60-70, par la collaboration active aux opérations « Hors du temps » dirigées par Michel Siffre, et cela malgré l'hostilité marquée d'une grande partie de la communauté spéléologique française de l'époque. Deux des séjours souterrains solitaires de longue durée furent effectués par des membres du Spéléo-club de Paris, Jean-Pierre Mairetet (six mois en 1966) et Jacques Chabert (quatre mois et demi en 1968). Cette coopération est poursuivie en 1988 avec l'expérience de cent jours réalisée par Véronique Borel-Le Guen, dans le gouffre du Valat Nègre sur le Causse Noir, entre Millau et Montpellier-le-Vieux. Son suicide en 1990 devait porter un coup d'arrêt aux expériences de Michel Siffre. L'exemple de Trombe avait certes créé un climat favorable au sein de l'association. Ne nous leurrons pas cependant. Le Spéléo-club de Paris n'a jamais eu la vocation, ni les moyens de devenir un organisme de recherche. Mais il a constitué un lieu où certains ont pu lutter contre l'élargissement du fossé séparant les scientifiques et les « spéléistes ». Cet état d'esprit s'est exprimé ces dernières années par l'organisation de diverses manifestations rassemblant explorateurs et chercheurs. Ce fut tout d'abord en 1982 le « Colloque sur la plongée souterraine et les sciences spéléologiques » qui s'est tenu à Tonnerre et à Chablis et qui regroupa 27 communications publiées dans des Actes. Puis deux ans plus tard, un séminaire, parisien celui-ci, aborda un vaste sujet rarement traité en tant que tel, « les grands vides souterrains ». En 1987, en collaboration étroite avec le Laboratoire souterrain de Moulis et des groupes pyrénéens, et en premier lieu le Groupe spéléologique des Pyrénées, le Spéléo-club de Paris organisait à Moulis et à Saint-Girons (Ariège) les « Journées Félix Trombe », réunion qui attira quelque 120 personnes, malgré l'éloignement et la relative aridité du sujet proposé, « les relations fond-surface en terrain karstique ». C'est encore une bonne centaine de personnes qui se retrouve en 1991 à l'Institut de géographie alpine de Grenoble pour les Journées Pierre Chevalier, en présence de l'explorateur du Trou du Glaz. Les actes de la manifestation regrouperont sur plus de 310 pages les quelque trente communications portant sur les thèmes proposés, la carrière spéléologique de Pierre Chevalier et « les méthodes de terrain dans l'étude des remplissages souterrains ». On eut malheureusement, au cours d'une excursion à la Balme à Collomb en Chartreuse, a déplorer la mort du vice-président du club, Joël Cartier, spécialiste entre autres des carrières souterraines. En cette même année 1991 est inaugurée, à l'initiative de Jacques Choppy, la série des Rencontres d'octobre. Dans un état d'esprit voisin des manifestations précédentes, mais avec une logistique et des implications financières moindres, ces rencontres ont pour but de faire le point de l'actualité sur l'exploration et la recherche en spéléologie physique et karstologie et propose chaque année un thème de réflexion différent. Le lieu de la rencontre annuelle change aussi tous les ans : 1991 Paris (l'organisation des réseaux), 1992 Chambéry (les grandes galeries et le problème de leurs interruptions subites), 1993 Montpellier (genèse des karsts profonds, observations faites dans la partie accessible par les moyens spéléologiques), 1994 Pau (situation et origine des grandes galeries horizontales et obliques, les méandres), 1995 Orgnac (les concrétions). La prochaine aura lieu dans la grotte d'Osselle. Le thème en sera « les remplissages détritiques ». L'action dans le domaine scientifique se poursuit actuellement par la publication d'une série périodique, les Mémoires du Spéléo-club de Paris, par des études sur le terrain, menées à la Cueva Fresca, avec l'aide de la commission scientifique du Club alpin français, par Jacques Choppy, Philippe Morverand et Jean-Yves Bigot qui s'aident des datations de concrétions par la méthode uranium/thorium réalisées en Belgique par le laboratoire d'Yves Quinif. En outre, Olivier Forgeot s'est lancé dans l'étude des températures de la cavité. Par ailleurs, le Spéléo-club de Paris diffuse la synthèse de Jacques Choppy sur les « Phénomènes karstiques ». La technique Dans le domaine de la technique, le Spéléo-club de Paris a apporté sa contribution dès sa création grâce encore une fois à Félix Trombe qui, dès 1936, utilise, pour la première fois sous terre, une méthode de remontée sur corde à l'aide du « singe », un bloqueur inventé par Henri Brenot. Félix Trombe, par ailleurs, est connu comme le créateur du camping souterrain, mais il faut bien reconnaître que cette technique très lourde à mettre en œuvre n'est plus guère utilisée de nos jours où la pratique du bivouac léger en hamac l'a très avantageusement remplacée. Les deux manuels de Henry Pierre Guérin sont actuellement bien oubliés. Le premier parut en 1944 aux éditions Susse et le second chez Vigot en 1951. Ils sont à présent précieux pour nous donner une idée tout à la fois des techniques utilisées à l'époque et sur la philosophie de l'explorateur des années quarante et cinquante. La contribution la plus décisive reste néanmoins celle de Bruno Dressler grâce auquel la spéléologie française amorça la révolution technique qui lui permit une progression fulgurante des explorations profondes. C'est lui qui mit au point les premiers bloqueurs et descendeurs que devait ensuite commercialiser et perfectionner Petzl. Parmi ses nombreuses innovations, signalons le topo-fil, le nœud auto-décrochant dit « trompe-la-mort ». Les images souterraines Il est aussi un autre domaine où le Spéléo-club de Paris a apporté sa contribution à la connaissance du milieu souterrain, c'est celui de la production d'images. C'est en premier lieu Marcel Ichac qu'il convient de citer, lui qui réalisa dès 1943 un des tout premiers films consacrés à la spéléologie, Sondeurs d'Abîmes, qu'il tourna en 35mm, dans le Vercors, en partie dans la grotte Favot. Outre un bref reportage filmé au cours de l'expédition de la Henne-Morte en 1947, il entreprend en 1949, Padirac, rivière de la nuit, toujours en 35 mm. La photo souterraine a attiré de nombreux membres du club. On retrouvera dans les diverses publications nationales et internationales des clichés signés Claude Mallet, Bruno Jasse, Jean-Pierre Combredet et bien d'autres encore. Les frères Callot ont publié, en 1984, pratiquement pour la première fois depuis l'ouvrage longtemps introuvable de Martel, une étude complète, très remarquée, sur la photographie souterraine, alors que, de son côté, Francis Le Guen, grâce à sa science des formes et des couleurs, renouvelait le style des photos consacrées à la plongée souterraine. Nous avons également compté parmi nos membres correspondants Daniel Chailloux et Guy Ventouillac, spécialistes de la stéréophotographie, un domaine que, quelques années auparavant, avait abordé avec succès Jean-Pierre Beau. Les livres S'il est un domaine où le Spéléo-club de Paris a tenu une place exceptionnelle, c'est celui de la publication. De nombreux ouvrages sur le monde souterrain destinés au grand public ont souvent été signés par des auteurs ayant appartenu à un moment ou à un autre de leur carrière spéléologique au Spéléo-club de Paris ou ayant entretenu des liens étroits avec lui. Parmi les continuateurs de Norbert Casteret, qui fut nommé membre d'honneur du club dont il a suivi les activités jusqu'aux derniers jours de sa vie, il faut citer le plus fécond de tous, Pierre Minvielle. La bibliographie qui suit — où revient à plusieurs reprises le nom de notre camarade et éditeur Jean Susse — donne un aperçu de cet apport spécifique. Les institutions Le Spéléo-club de Paris a également participé à la création et au fonctionnement des instances nationales, voire internationales. Certes on ne peut être à la fois au four et au moulin, et les engagements pris dans d'autres organismes se traduisent généralement par une moindre participation aux activités ordinaires du club. Beaucoup d'entre nous ont fait à un moment ou à un autre l'expérience de cette désaffection obligatoire. C'est néanmoins l'honneur du Spéléo-club de Paris d'avoir compté dans ses rangs des personnalités ayant joué un rôle, parfois décisif, dans l'histoire institutionnelle de la spéléologie. On peut citer Guy de Lavaur, créateur du premier cours de plongée souterraine, membre fondateur de la Société spéléologique de France dont il fut président honoraire, membre fondateur et vice-président du Comité national de spéléologie, puis vice-président de la Fédération française de spéléologie et président de l'Association nationale des exploitants de cavernes aménagées pour le tourisme (ANECAT). Puis Bernard Gèze qui, outre ses mandats nationaux qu'il serait fastidieux d'énumérer ici tant ils sont nombreux, fut secrétaire général du Premier congrès international de spéléologie qui se tint à Paris en 1953 et président de l'Union internationale de spéléologie (U.I.S), pour ne citer que les charges les plus lourdes. Gabriel Vila, co-inventeur de la Clamouse, fut trésorier, puis vice-président de la Societé spéléologique de France avant de prendre, de 1960 à la veille de sa mort, la responsabilité de la revueSpelunca. Il ne faut pas oublier non plus Charles Sterlingots qui, après avoir assumé la présidence du Spéléo-club de Paris et du COSIF (Comité de spéléologie d'Ile-de-France), devint président de la Fédération française de spéléologie, ni Claude Chabert qui dirige la commission des grandes cavités et le département « Documentation » de l'U.I.S. et qui, à ce titre, poursuivant l'œuvre de Jean Noir, a publié avec Paul Courbon un Atlas des grandes cavités mondiales. Jacques Sautereau de Chaffe, dit « le baron », explorateur de la Pierre-Saint-Martin, l'un des personnages les plus hauts en couleurs de la spéléologie française, fut longtemps l'incontournable vice-président de la fédération. Récemment, Bruno Delprat, grand voyageur et polyglotte, alors qu'il était encore membre du Spéléo-club de Paris, prenait, au sein de la fédération, le poste de président de la Commission des relations et expéditions internationales (CREI). Par son implantation dans la capitale, par le rôle qu'il a su jouer au sein de la communauté spéléologique, le Spéléo-club de Paris est devenu lui-même une sorte d'institution. Les locaux du Club alpin — rue La Boétie, puis, à partir de mars 1990, avenue de Laumière — ont bien souvent servi de lieu de rencontre, ne serait-ce qu'à l'occasion des réunions-conférences mensuelles où se retrouvent non seulement les membres du club, mais aussi leurs amis des clubs de la région parisienne. Ce cycle de réunions fut instauré dès 1947 et se poursuit de nos jours au rythme de dix par an. BIBLIOGRAPHIE La liste présentée ici rassemble — sauf omission (mise à jour juin 1996) — les ouvrages de spéléologie écrits par des auteurs ayant été, à un moment ou à un autre, membres du Spéléo-club de Paris (titulaires, correspondants, d'honneur). Villy AELLEN et Pierre STRINATI - Guide des grottes d'Europe occidentale, Delachaux & Niestlé, 1975. - Faune souterraine du département de la Haute-Savoie, Émergences, 1987. Michel BOUILLON - Découverte du monde souterrain, Laffont, 1972. André BOURGIN - Dauphiné souterrain, Arthaud, 1942. François-Marie & Yann CALLOT - Photographier sous terre, V. M., 1984 Norbert CASTERET - La liste des ouvrages de N. Casteret est trop importante pour que nous la donnions ici : voir Norbert Casteret : Bibliographie, de Jacques Chabert (1986). Claude CHABERT -E.A. Martel (1859-1938) Bibliographie (avec Michel de COURVAL), SCP-CAF, 1971.- Recherches sur les systèmes de Kembos et d'Eynif (Taurus, Turquie, 1976), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1976.-Grottes et gouffres de l'Yonne, CRDPA Dijon, 1977 (avec Georges MAINGONAT). -Les grandes cavités mondiales, FFS, 1977.-Les grandes cavités françaises, FFS, 1981. -La Fosse Dionne de Tonnerre (avec Eric LE GUEN et Georges MAINGONAT), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1982. - La Nièvre des grottes et des rivières souterraines, Nevers, 1986 (avec Alain Couturaud).- Atlas des grandes cavités mondiales, 1986 (avec Paul Courbon).- Bibliographie spéléologique de la Turquie 1722-1987, Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1988. Jacques CHABERT - Norbert Casteret : Bibliographie, Paris, 1986.-Traduction de Cavernes du monde, de A. Waltham (1976), republié en 1983 sous le titre Le monde secret des cavernes. Daniel CHAILLOUX - Grottes et gouffres en relief, Les devenirs visuels, 1994. Pierre CHEVALIER - Escalades souterraines, Susse, 1948. Jacques CHOPPY - L'origine des cavernes calcaires, de W.M. Davis (1931), traduction, notes et commentaires (avec Jacques CHABERT, Michel BAKALOWICZ, Yann CALLOT), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1982.-La Bulgarie spéléologique (1981), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1992.-Les sources intermittentes, Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1994.-Voir également la longue liste des ouvrages de Jacques Choppy en vente au spéléo-club. Firmin CLAMAGIRAND - Koro, ou rencontre des premiers types, Spelunca Librairie, 1995. Fabien DARNE - A travers le karst : 60 traversées spéléologiques françaises, 1987 (avec Patrice Tordjman). Bruno DELPRAT - Vocabulaire franco-russe de la chaude-souris, Bruno DRESSLER, Pierre MINVIELLE - La spéléologie, Denoël, 1979 (avec la collaboration de Jean-Yves DUBOIS-SAUVECANNE). Jean-Yves DUBOIS-SAUVECANNE - Aperçu sur le secourisme souterrain, Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1979. Bernard GÈZE - Les cristallisations exentriques de la grotte de Moulis, CNRS, 1957.- La spéléologie scientifique, Seuil, 1965. - La geste de Robert de Joly, Fanlac, 1974. Henry Pierre GUÉRIN - Spéléologie, Susse, 1944, et Vigot, 1951. René JEANNEL - Faune cavernicole de la France, Lechevalier, 1926. - La genèse des faunes terrestres, PUF, 1942. - Les fossiles vivants des cavernes, Gallimard, 1943. - Notes biospéléologiques, Museum, 1950. Sami KARKABI - Jeita, architecture des temps, Beyrouth, 1972. - Grottes au Liban, Beyrouth, 1981. Jean-Claude LALOU - Les cavernes du monde, Mondo, Lausanne, 1991 (avec R. Wenger). Guy de LAVAUR - Padirac, ou l'aventure souterraine, Susse, 1950. - Padirac et sa région, Alpina, 1951, et 1975. - Toute la spéléologie, Amiot-Dumont, 1954. Michel LE BRET - Merveilleux Brésil souterrain, Vestric, 1975. Francis LE GUEN - Les scaphandriers du désert, Albin Michel, 1986. Véronique LE GUEN - Seule au fond du gouffre, Arthaud, 1989. Bernard MAGOS - Cigalère 54, Bruxelles, 1954. Marcel MEUNIER - La Fosse Dionne et les fontaines de Tonnerre, A.B., 1976. - Le problème des deux Laignes, Santigny, 1980. Pierre MINVIELLE - La conquête souterraine, Arthaud, 1967. - Guide de la France souterraine, Tchou, 1970. - Sur les chemins de la préhistoire, Denoël, 1972. - Gorges et gouffres, Larousse, 1977. - Grottes et canyons, Denoël, 1977. - A la découverte du 6e continent, Denoël, 1979. - Cavernes et abîmes, Pau, 1983. Philippe MORVERAND et al., Trente années d'exploration dans le Cueto et la Coventosa (Cantabria, Espagne), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1989. Jean NOIR, Les grandes cavités (1958), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1976. René NUFFER - Ombres et lumières, Gray, 1974. Corentin QUEFFELEC - Jusqu'au fond du gouffre, Stock, 1968 ; Spéléo, 1994 - et tome 2, Arcora, 1978. Jacques ROUIRE - Causses, Cévennes, Aubrac, Masson (Guides géologiques régionaux), 1973. erban SÂRBU - Pe teri Scufundate, Bucarest, 1987. Michel SIFFRE - Hors du temps, Julliard, 1963 - Fayard, 1971. - Expériences hors du temps, Fayard, 1972. - Dans les abîmes de la terre, Flammarion, 1975. - Des merveilles sous la terre, Hachette, 1976. - Explorations souterraines dans le karst du Peten (Guatemala 1975), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1976. - Morphologie souterraine et hydrogéologie du massif calcaire de la Lare, Saint Benoît (Alpes de Haute Provence), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1977. - L'or des gouffres, Flammarion, 1979. - Les animaux des gouffres et des cavernes, Hachette, 1979. - Mystérieuses civilisations dans les entrailles de la terre, Lefeuvre, 1979. - Grottes, gouffres et abîmes, Hachette, 1981. - Stalactites et stalagmites, Siffre, 1984. - Découvertes dans les grottes Mayas, Arthaud, 1993. - La formation des grottes et des gouffres, Siffre, 1994. - Les minéraux des cavernes, Siffre, 1994. - Les animaux des cavernes, Siffre, 1994. - Histoire de la spéléologie, Siffre, 1994. - Michel Siffre présente Clamouse, 1995. SPÉLAÏON (Daniel TEYSSIER) - Florilège du compte rendu spélaïonesque au GSPCCDF et autres lieux, La Salamandre, 1995. Pierre STRINATI- Grottes et paysages de l'Atlas au Taurus, Georg, 1956. - Faune cavernicole de la Suisse, CNRS, 1966. - Clair de roche, Letu, Genève, 1981. - Voyage biospéléologique autour du monde (avec Villy AELLEN), Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1983. Jean TAISNE - Contribution à un inventaire spéléologique du département du Lot, CDS Lot/Spelunca Librairie, 1995. - Bibliographie spéléologique du Lot, Mémoires du Spéléo-club de Paris, 1995. Haroun TAZIEFF - Le gouffre de la Pierre Saint Martin, Arthaud, 1952 - Rencontre, 1963 - Nelles, 1964 - Arthaud, 1976. Félix TROMBE - Travaux scientifiques du CAF, tome 2, CAF, 1943. - Le centre préhistorique de Ganties Montespan, Masson, 1947. - Le mystère de la Henne Morte, Susse, 1948. - Les eaux souterraines, PUF, 1951 et 1969. - Traité de spéléologie, Payot, 1952. - La spéléologie, PUF, 1956 et 1965. Pierre d'URSEL - Au cœur des montagnes, Bruxelles,1960. - Dans la nuit des abîmes, Namur, 1961. - L'ivresse des profondeurs, Bruxelles, 1962. - Histoires grottesques, Bruxelles, 1965. Albert VANDEL - Le laboratoire souterrain de Moulis, CNRS, 1954. - Les activités du laboratoire souterrain du C.N.R.S., Paris, 1962. - Biospéléologie, Gauthier Villars, 1964. Gabriel VILA - La grotte de Clamouse, Maury, 1963 et 1967 - Soc.des grottes,1972.
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